28 Juillet 2015 Business Men -Stelios Haji-loannou

 

Diplômé en 1987 de la London School of Economics, Stelios étudie la finance à la City University de Londres jusqu’en 1988, date à laquelle il rejoint Troodos, la compagnie de transport maritime fondée et dirigée  par son père. En 1992, le management vieille école, les mauvaises manières de son père et l’explosion en 1991 de l’un des pétroliers de la compagnie, avec une marée noire et cinq morts à la clef, lui ont fait quitter le navire. Il a 25 ans, 30 millions de dollars offerts par son père lui permettent de créer en 1992 sa propre compagnie maritime, composée de pétroliers, mais que le jeune entrepreneur vise à exploiter et non pas vendre au plus offrant.

La société marche bien mais Stelios, le serial-entrepreneur comme il aime se définir, décide d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Persuadé que l’avenir est au low cost, il lance en 1995 la compagnie aérienne easyJet. Le dynamisme de Stelios fait décoller rapidement la compagnie aérienne. C’est là qu’il expérimente et fait évoluer les principes de sa marotte, le low cost : réduction des coûts à tous les étages, en particulier de main d’œuvre, abandon de tous les services considérés comme accessoires, prix fixé selon la date de commande. Là encore le succès est au rendez-vous, l’Anglo-chypriote s’autorisant même une médiatique bataille avec la respectée British Airways. En quelques années Stelios est devenu le pape du low cost, avec une fortune personnelle estimée à 1,29 milliards de livres sterling, Stelios Haji-loannou tire davantage plaisir de la création que de la réussite financière qu’elle peut engendrer.

Alors qu’easyJet a été introduite en bourse, il créée l’easyGroup, structure chargée de développer tous azimuts la marque Easy : pizzas, croisières, locations de voitures ou de DVD… avec des fortunes diverses. Souvent les concepts évoluent deux ou trois fois avant de trouver la bonne formule. Parfois, l’idée originelle est même complètement abandonnée. De ses échecs, Stelios et l’easyGroup ont tiré une autre leçon : mieux vaut ne pas s’investir dans des entreprises gourmandes en capitaux, ou alors ne pas le faire seul. D’où la multiplication des partenariats, dans les montres et la téléphonie mobile notamment, et le recours à la franchise.

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